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Les petits gouffres
Les petits gouffres
Nouvelles
155 pages
Mercure de France, 2011

La mémoire de l'enfance irrévocablement perdue est aussi délicieuse qu’effrayante. Par exemple. Il y a quelques années, alors que je marchais sur un trottoir bondé, que j’allais travailler et que j’étais pressée, me voilà submergée par l’odeur de ma mère. Cette ineffable odeur – un parfum qu’autrefois elle se mettait dans le cou –, suit la foule, me rattrape, puis soudain disparaît. L’impression qu’elle me manque est alors inexprimable ; je suis au bord des larmes, et je n’ai plus en tête que ressentir l’odeur, la ressentir encore, tout de suite : si j’avais pu seulement la verser dans un flacon !

PRIX
RENAISSANCE
de la NOUVELLE
2012

Les petits gouffres
Mercure de France



U. www.christinamirjol.com
E. contact@christinamirjol.com

© Christina Mirjol 2011
Mentions légales


Photo Prix Renaissance de la Nouvelle

Le XXI° Prix Renaissance de la Nouvelle a été remis le 12 mai à Louvain-la-Neuve à Christina Mirjol pour son recueil Les petits gouffres, paru aux Éditions Mercure de France.



Un parfum dans une rue, un souffle d'air au printemps, un mot, une mélodie... des détails infimes font parfois ressurgir des souvenirs que l’on croyait oubliés. Dans cette ronde des images du passé, certaines prennent à la gorge avec la même intensité qu’autrefois quand on assistait, enfant, à l’injustice du monde. D’autres nous bercent d’une douce nostalgie, d’autres encore nous font revivre avec le sourire de lumineux instants…
Dans ses nouvelles, Christina Mirjol excelle à retranscrire ces moments du passé qui jalonnent notre vie d’adulte et nous rendent encore plus vivants.

Mercure de France  ("quatrième" de couverture)



ECHOS

Echos



RENCONTRES

7 avril 2011
20h30
Lecture/signature
Les petits gouffres (Mercure de France)
Librairie Equipages
61, rue de Bagnolet - 75020 - Paris



20 septembre 2011
20h30
Lecture/signature Les petits gouffres (Mercure de France)

Les
Mardis littéraires de Jean-Lou Guérin

Café de la Mairie
8, place Saint-Sulpice
75006 - Paris



Café de la Mairie
Regarder
un extrait de la vidéo
La petite dent cassée de Bertrand


La reviviscence du passé


La pluie tombe... et je me souviens.
Dans les neuf nouvelles qui composent ce recueil, tout ce qui est enfoui doit son apparition au hasard, à des rencontres fortuites. Apparitions momentanées d'objets de toutes sortes  : les choses bien entendu, mais encore les gens, les événements, les rêves.
Ces objets qui dans le livre surgissent incidemment,
ouvrent pour ainsi dire des brèches (ici, proprement des gouffres) qui offrent aux personnages des récits successifs la vision fulgurante de leur passé.
Ces reviviscences sont extrêmement variables quant à la fréquence de leur apparition. Certaines sont rares (Le train d'Akira Kurosawa), voire ne se manifesteront qu'une seule fois (Trois poires sur une assiette...) ; d'autres au contraire sont nettement récurrentes et peuvent aller du comique de répétition à l'espièglerie (Frigo).
Mon vélo est un de ces petits gouffres
cycliques et délicieux qui surgissent chaque année à l'approche du printemps. C'est alors qu'on ressent toute la joie d'être enfant ; et il n'aura suffi que d'un très court instant.

Voici un souvenir qui a partie liée avec le rêve. Un rêve étrange...
La Petite dent cassée de Bertrand
(Écouter un extrait de la lecture en cliquant sur la vidéo).




PRIX
RENAISSANCE
de la NOUVELLE
2012

Les petits gouffres




ECHOS

Echos

ENCRES VAGABONDES
Brigitte Aubonnet

"Un recueil étonnant où les souvenirs interviennent dans le présent au fil des différentes nouvelles."




TERRES NYKTHES

Isabelle Roche

"Ce que l’on remarque d’abord, ce qui éveille l’œil quand on entre en lecture : l’abondance de phrases très courtes, elliptiques jusqu’à se réduire à un seul mot, et les répétitions – Elle est grande! Ça pousse! Ça pousse! Elle a poussé, ça pousse. Ça pousse, oui! ("L’Anniversaire", p. 17). Répétitions, mots lâchés en dehors de toute construction phrastique élaborée : on reconnaît les grands traits du langage oral (...). Cette proximité de l’écriture avec le registre oral est renforcée par la simplicité du lexique – mais là doit s’interrompre le pas que l’on s’apprêterait à franchir en concluant que le texte se borne à mimer l’oral et les balbutiements que la parole peut s’autoriser quand le corps est là avec son langage non verbal pour combler les "blancs" creusés par les mots imprononcés. Quand bien même l’écriture ne serait que mimétique, elle serait de toute façon le fruit d’un patient travail d’adaptation, ici particulièrement réussi. (...) Ces ruptures de ton, finement ménagées, contribuent je crois à effacer la gêne que l’on peut éprouver à lire répétitions et ellipses. Subsiste, plus durablement, celle que génère cet autre trait stylistique: l’incessant glissement de la première à la troisième personne, cette instabilité de la posture narrative empêchant de savoir précisément "qui raconte."



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  Vers Livres 


12 mai 2012
XXI° PRIX


Depuis 1992, le Prix Renaissance de la nouvelle
compte parmi les grands événements de l’activité littéraire et a pour but de contribuer au renouveau de la nouvelle de langue française. Le jury, composé d'écrivains français et belges qui possèdent une œuvre en ce domaine, a décerné le XXI° Prix au recueil Les petits gouffres.


Membres du jury
: Alain Absire, Jean-Claude Bologne, Georges-Olivier Châteaureynaud, Ghislain Cotton et Michel Lambert (co-fondateur du prix)












Lire le compte rendu de la cérémonie de remise du prix

Encres vagabondes






PALMARÈS

1992
L'encombré, Jean-Marc AUBERT (Presses de la Renaissance)
1993
Les évangiles du crime,
Linda LE (Julliard)
1994
Les voilà quel bonheur, Annie SAUMONT (Julliard)
1995
La vie malgré tout, Vincent ENGEL (L'Instant même)
1996
Hôtel intérieur nuit, Jean-Noël BLANC (HB Éditions)
1997
Ce qu'on voit dans les yeux d'Iliyna Karopi, Alain GERBER (Éditions du Rocher)
1998
Pourquoi ?, Alain SPIESS (L'Arpenteur)
1999
Mademoiselle Su, Suzanne BERNARD (Bartillat)
2000
Mirabilia, Hubert HADDAD (Fayard)
2001
Voyages aux pays évanouis, Sylvain JOUTY (Fayard)
2002
Place du bonheur, Hugo MARSAN (Mercure de France)
2003
Liturgie, Maris-Hélène LAFON (Buchet Chastel)
2004
Le voyageur lacunaire, Georges THINES (Chambon/Le Rouergue)
2005
Les après-midi, ça devrait pas exister, Fabienne JACOB (Buchet Chastel)
2006
Les sangliers, Véronique BIZOT (Stock)
2007
Une seconde de plus, Delphine COULIN (Grasset)
2008
Ultimes vérités sur la mort du nageur, Jean-Yves MASSON (Verdier)
2009
Ton petit manège, Philippe ADAM (Verticales)
2010
L'homme qui parle en marchant sans savoir où il va, François HINFRAY
(De Fallois)
2011
L'Iguifou, Scholastique MUKASONGA (Gallimard)
2012
Les petits gouffres, Christina MIRJOL (Mercure de France)

ernière mise à jour 10 juin 2012