Qu'est-ce donc que quelques années encore de vie, quand on est riche de tant de pertes...

(Pierre Michon)

 

Un homme

Couverture Un homme de Christina Mirjol

 UN HOMME

 

Roman

 

ELP Éditeur, Montréal, version numérique, 2020

BoD, Paris, version papier, 2020

 

Le roman retrace en trois chapitres les conditions de survie héroïques d’un homme sans domicile. Ce parfait anonyme, ce naufragé des rues, on le devine d’emblée, est choisi par l’auteure parmi des centaines d’autres.

C’est dans le contexte glacial de l’hiver 2012, au milieu d’une foule attendant l’ouverture des portes d’un cinéma, que survient tout d’abord la rencontre déchirante entre l’homme et un couple.

Une femme et son mari, tous deux en proie au froid, sont saisis de stupeur devant l’apparition de cet homme peu vêtu : "une veste trop petite et ne couvrant qu’à peine la longueur de ses bras, pas de gants."

 

"Le réveil est ainsi, pour l'homme de la ruelle, tous les jours de sa vie la montagne se renverse, le fleuve sort de son lit, le vent emporte les toits, le feu noircit les bois des collines verdoyantes, chaque jour une avalanche, un orage qui approche, un impact de foudre."

 

Parution : 20 février 2020

Format : 135 x 215 mm, 128 pages

isbn : 9 782322 190232

isbn numérique : 9 782924 550533



Quatrième de couverture Un homme de Christina Mirjol

Le tour de force de l'écrivaine n'est pas tant de souligner cette indifférence que d'humaniser ce marginal... Et dans cette détresse, une étincelle surgit et souligne une positivité démesurée, comme l'olivier renaissant sur les ruines fumantes d'Athènes, à la vue d'un oisillon picorant sur la neige verglacée,

insufflant une poésie d'une violente beauté.

(Pierre, Babélio)

 

 

Ce très court roman, aussi cru et mordant que le froid qu'il décrit, amorce un monologue aussi inattendu que bouillant d'humanité : l'homme parle à son caddie.

 (Julien Cavaro, Babélio)

 

Ce bref roman en trois actes correspond à merveille à une citation que j'ai glanée ici sur ce site : Sésame et Les lys de John Ruskin : « un livre est essentiellement une chose non parlée, mais écrite, et écrite dans un but non de

simple communication, mais de permanence ».

 (Gabrielle Sava, Babélio)

 

J'ai déjà mentionné le double registre de l'homme. Son langage parfois argotique, sa gouaille, qui laissent souvent la place à un langage soutenu, font de lui une sorte d'aristocrate de la rue… Nous avons ici un exemple du procédé littéraire qui est la marque de fabrique de Christina Mirjol… C'est une écriture qui participe de l'oral et qui traduit la profondeur de l'humanité de son auteure, sa force et sa générosité.

 (Bénédicte Leconte, Babélio)

 

 Un roman court, acide et vif comme une plaie...

(Paul Laurendeau, Écrire Lire Penser)